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15 janvier 2010,08:40
Journée de mes deux
Il se trouve que ce matin, en feuilletant mon livre d’économie, je suis tombée sur un article dépourvu de sens qui m’a fait littéralement bondir. Le contenu en lui-même traitait de l’ascension sociale des enfants de parents aux revenus modestes.
A la moitié de ma lecture, j’étais encore d’accord avec l’auteur : certes, il était affreusement condescendant envers les bourgeois, pour qui, soi-disant, tout était facile, mais effectivement, je comprenais les difficultés que devaient avoir les fils d’ouvriers dès qu’ils élevaient un peu leur niveau social.
Mais il y’a eu cette phrase, absurde, qui m’a tué sur place. J’en étais le souffle coupé, et j’ai cru que j’allais refermer le bouquin et le brûler vif. « Les fils de bourgeois qui ne réussissent pas deviennent soit artistes, soit journalistes. »
Je l’ai tout d’abord prise comme une insulte. Je ne me considère certes pas comme une artiste, mais c’est un de mes rêves les plus chers depuis que je suis toute petite, devenir cet écrivain qu’on considérerait comme un artiste à part entière. La consécration ultime. Eux le présentaient comme un non choix, comme si j’étais une ratée qui, n’ayant pas su quoi faire de son existence oisive, a décidé de devenir une artiste parce que, même si je n’en deviens pas une, cela a toujours du prestige.
« -Ouais, salut, toi tu fais quoi ? Ah, notaire, ahah, moi je suis artiste, jfous rien et j’en suis fière ! ».
Cela se voit qu’ils n’ont aucune considération pour l’art. Qu’ils ne saisissent absolument rien aux plaisirs de voir des mots s’aligner et rendre, pour quelques secondes, le monde un peu plus sublime. Grâce aux artistes, on peut voir la beauté qui est si souvent caché par le quotidien. Cela peut paraître un peu prétentieux de dire cela, mais quand j’écris, j’ai l’impression de rendre le monde un peu plus magnifique qu’il ne l’était avant. Comme si j’étais une couturière qui créait une robe de bal, pour quelques heures de plaisir. Sauf que ce sont les mots que je cous ensemble. Je suppose que cela doit être la même chose pour les personnes qui peignent, font du cinéma, et en règle général toutes les personnes qui apprécient l’art, qui le font pas seulement pour se détendre. D’ailleurs, je vous le demande : ne vous sentez vous pas insulté par cette phrase ? Ou est-ce que je suis une incorrigible râleuse qui voit le mal partout ?
A savoir que j’ai été également vexé par le « journaliste » puisque j’aurais aimé exercé ce métier, bien que j’ai réfléchi et que j’ai peur d’être dégouté de l’écriture en étant en CDD pendant trois mois car il y’a peu de postes. Idem, je ne voulais pas l’être parce que j’étais une mauvaise élève ou quoi que ce soit- on ne pense pas vraiment à ce genre de choses quand on décide, à onze ans, d’être « critique littéraire ». C’est parce qu’on apprécie la littérature, tout simplement.
En résumé, j’ai refusé de répondre aux questions de l’exercice. J’étais outrée que le professeur ose nous donner un tel article, et si elle ramasse je n’ai absolument pas peur d’expliquer mes raisons. De plus, j’ai fait tout le reste, cela me donne une bonne excuse.
Je vous jure qu’il y’a de quoi être dégouté pas une de ses matières préférés (qui depuis cette année, me plaît moins à cause de cette fameuse prof… je vous jure).
•••
Je ne fais aucune transition mais je voulais vous le dire aussi. Depuis quelques temps je songe à me prendre une journée de repos. Dans mon lycée, il se trouve que si vous ratez une heure, vous ratez également toute la matinée/après-midi. Ce qui encourage à la sèche, on est bien d’accord.
Je ne suis pas quelqu’un qui aime rater les cours. Les rares fois où je n’ai pas pu y aller, c’est parce que je ne me suis pas réveillée (fin de seconde, cours de français), parce que j’avais quatre heures de perm’ pour me retrouver en cours de physique et que, sachant que je passais en ES, j’avais préféré ne pas y aller (pour une fois) et le reste du temps, car j’arrivais en retard (mais cela ne m’ait arrivé qu’une ou deux fois en trois ans de lycée). Mais en ces temps où je m’écroule sur mon lit terrassée par la fatigue, je me suis dit qu’une journée à rien faire me serait profitable. Même si je me doutais que ce serait une bonne résolution que je ne tiendrais jamais.
Sauf que le destin- ma mémoire défaillante- en a décidé autrement.
Ce matin, j’étais censée commencer à 9H30. Je suis très contente, je me lave, je chantonne… et soudain, c’est le DRAME. Je me rappelle que j’avais cours à 8H30 pour visualiser la vidéo pour le processus APB. Le processus APB, en gros, c’est pour choisir vos facs et vos prépas (et IUT & BTS, mais ce n’est pas mon cas) par votre lycée. Je décide d’y aller à 9H30, en cours de philo.
Or, problème : ils n’avaient pas fini la vidéo, je n’osais pas rentrer de peur de me faire tuer par mon prof de philo, mon prof principal de surcroit, et de me faire ainsi remarquer. Courageuse comme pas deux, je fuis littéralement. Sous accord parental, je précise. Mais j’y retourne à 12H30. N’empêche que les heures de philo, que j’attendais tellement avant d’entrer en terminale, m’ont paru superflus une fois rentrée chez moi, où j’étais mieux à faire mes fiches d’histoire géo, l’économie (cf ci-dessus), et mes maths (oui oui O.O).
BILAN : mon plan brillant de sèche de cours tombe à l’eau. Mais ce n’est pas grave, les heures de philo ne m’ont pas manqué, et je n’aurais ainsi pas à rattraper la journée de cours en entier. Finalement, je devrais refaire ça plus souvent… (en fait je n’oserais pas, mais il n’empêche).
1 janvier 2010,07:30
Bon, allez, vous me pardonnez ces nombreux jours d'infidélité car j'ai quitté mon cours de cartographie pour seulement vous poster un message. JE ME SENS OUF LES GENS.
Non seulement je me suis levée à onze heures du mat', ce qui semble un horaire totalement hallucinant vu l'heure à laquelle je me suis couchée, mais en plus, je vous poste un message. C'est l'effet 2010 : année du fric, mais ça rime pas. Donc : année Adam Smith, saucisse, malice, délice, supplice, vice... j'avoue ne pas être chercher plus loin.
Je ressens le besoin de coucher sur le papier cette soirée du 31 décembre. En fait vous en avez probablement rien à secouer les bananas, mais euuuh. Voilà quoi. Déjà, je ne savais pas à quel heure je devais aller chez l'amie qui faisait la soirée. Bah ouais, free style, comme d'habituuuuuuuuuuuuuuuuudeuuuuh {tiens, d'ailleurs on ne l'a pas chanté celle là, hier soir}. Finalement je ne suis pas arrivée la dernière, donc ça allait. Je me suis tapée l'affiche dès le début (je suis pro pour ça) en demandant si c'était un thème gothique, et cherchant dans les méandres de mon cerveau si Florence avait annoncé le thème or not. Eh bien, ce n'était pas un thème gothique, c'était juste qu'elles aimaient le noir, too bad...
Pour l'instant, ce sera fini, je continue demain !
29 décembre 2009,14:02
Fermer les yeux.
8 décembre 2009,11:11
C'est embarassant, effectivement...
Cela n'arrive pas qu'aux autres, mais quand ça arrive...
Hier, il m'est arrivé une chose très embarassante, cela explique peut-être que mon ami Firefox m'ait joué des tours avec ce message très à propos.
Autant vous l'avouez tout de suite, je suis quelqu'un d'extrêmement maladroite- ou pas douée, au choix- et il m'arrive, par conséquent, un nombre insoupçonné de catastrophes dans ma vie. Quand je parle de catastrophes, je fais référence à des boulettes dont je semble avoir la spécialité.
Hier, je l'avoue, je me suis déçue, parce que j'ai profondément manqué d'imagination. J'aurais pu faire mieux que me coincer dans les toilettes du lycée à 13H30, juste avant le cours de maths. Car c'est banal, ridicule, certes, mais terriblement commun... cependant mon entourage ne le voit pas de la même façon, et j'ai "illuminé leur journée" pour reprendre les termes exacts.
Pourtant cette journée commençait comme les autres, à part que j'étais d'une excellente humeur. Je ne sais pas exactement pourquoi, d'ailleurs, mais quel importance ? Je venais de manger avec une de mes amies, une autre venait d'avoir le code. Et pour une fois, j'ai décidé d'utiliser les toilettes du 2e étage, ce que je ne fais jamais, précisément car je déteste les toilettes scolaires. Heureusement, pour une fois, j'avais mon portable...
Avec un calme insoupçonné- j'ai plutôt l'habitude de paniquer pour rien- je me suis rendue compte de ma situation. J'ai envoyé des SMS à une autre première personne. Qui n'a pas répondu. J'ai appelé cette même personne, qui n'a pas décroché. Le "help me, je suis coincée dans les toilettes" manquait peut-être d'une certaine classe... Evidemment, à ce moment là, c'était la sonnerie annonçant le début des cours. Et donc, quatre personnes ont débarqué d'un coup, après avoir lu mon message. Deux filles, deux garçons, notez la mixité dans des toilettes dites mixtes. Je suis la seule à remarquer ce genre de trucs ?
Ambre a essayé d'ouvrir avec sa lime à ongles, qui s'est cassé aussi sec. Et merde, maintenant, je me sens coupable d'un assassinat... Mais restons polis. Valentin, du haut de ses 1m90, a escaladé et m'a pris en photo, génial, maintenant, la honte publique, merci Facebook, et m'a fait la conversation. Il aurait pu se moquer. Cela aurait pu être pire... Alexis s'est chargé de raconter l'affaire à la classe, comme si l'info n'allait pas circuler assez vite sans lui, et Zoé a... Zoé a prévenu les autres. C'est déjà pas mal. Ne jamais en demander trop à quelqu'un qui est dans un état d'euphorie suite à l'optention de son code.
Au bout d'un moment, ils m'ont proposé de grimper et de sauter, merci mais j'ai le vertige et je ne suis pas suicidaire ! Donc, solution : appeler M. B., ce héros. Mon CPE bien aimé, qui a été aussi utile qu'une paire de chaussettes troués. Il est venu, m'a demandé d'ouvrir cette fichu porte, puis de la lâcher (?!). Il a aussi essayé d'ouvrir avec des clefs énormes, et vu la serrure, c'était évident que cela n'allait pas rentrer. Il est ensuite reparti sans plus d'explication. Bonjour la compréhension...
Plus fort que Dark Vador, Voldemort et McGiver réunis, j'ai survécu pendant près d'une demi-heure. La seule pensée qui m'ait venu, c'est : "pour une fois que je finissais tôt, il va falloir que je reste ici jusqu'à tant que quelqu'un se décide à pêter cette fichue porte". Finalement, mon prof de maths & Quentin, un peu inquiets de mon sort (ou pas) se sont décidés à venir. Quentin a ouvert la porte en deux (en) trois mouvements.
The end.
Je précise que seul une lime à ongles a été violenté durant le tournage.
7 décembre 2009,13:47
Une balade en vélo en écoutant la voix de mon prof de philo... Huum ♥
Je ne sais pas pourquoi, en commençant mes articles j'ai tout le temps envie de commencer par donner l'heure. Ne cherchez pas pourquoi...
Aujourd'hui, RAS les (a)gen(t)s, ce fut une journée paisible, tranquille, sans d'autre stress que celui du vélo. En effet, pour mon plus grand bonheur, je vais au lycée avec cet outil de torture. Cela dure à peine dix minutes et pourtant, il régule mon humeur de la journée. Malheureusement, il y'a beaucoup de raisons qui font que je suis énervée sur cet engin de malheur : les autres voitures, qui me klaxonnent parfois car soi-disant je n'irais pas assez vite, tu parles, c'est juste pour râler, vu à quel vitesse je vais ; le fait qu'il y'ait des travaux sur la route ; mon mp3 qui n'a plus de batterie ou que j'ai involontairement oublié chez moi ; les écouteurs qui ne tiennent pas bien sur mes oreilles ; et des tas d'autres raisons pas forcément avouables sur ce blog [non, ça c'est une blague].
Oui j'avoue, c'est passionnant.
Je viens de me rendre compte que les cours étaient un foutage de tronche permanent. Il était temps, vous allez me dire. Mais moi qui étais persuadée qu'il fallait réfléchir pour avoir une bonne note... la réalité, c'est qu'il faut tout apprendre comme un idiot et recracher le truc dans une sauce à la-mode-du-prof. Donc, j'ai décidé de suivre de bonnes résolutions avant la fin de l'année & apprendre par coeur mes définitions en SES, et surtout celles de la prof, et pas celle du dictionnaire, pas assez précises selon elle. Elle fait juste dix lignes, et est beaucoup plus complète que la vôtre, madame. Je lui aurais bien dit cela, mais je ne pense pas que cela lui aurait plu. Dommage, j'aurais aimé voir sa tête.
Au fait, j'envisage presque de sécher la philo le vendredi avant les vacances pour aller à Parly II et m'acheter les films & livres dont je rêve. Mais comme je suis le genre de fille qui ne se fait pas remarquer, je vais devoir me taper deux heures de philo. Cependant je terminerai, pour une fois, à midi et demie. La vie est belle, quand même.
Ouais mais j'aurais préféré acheter deux trois livres, moi...